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Cinq contre-vérités sur le coaching !

5_contre_verites_sur_le_coachingLa pratique du coaching est en plein développement, sans que l’on sache toujours pour autant en quoi elle consiste vraiment. Pour y voir plus clair, si nous commencions par écarter quelques contre-vérités ?

Un petit éclairage étymologique d’abord : le « coche » était auparavant un moyen de transport tiré par des chevaux. On retrouve dans la signification actuelle du terme « coaching » cette idée de conduire une personne du point où elle est au point où elle veut aller.

Première contre-vérité : le coach apporte des solutions

Coacher une personne, c’est l’aider à trouver ses propres solutions en partant du principe que chacun dispose en soi des ressources nécessaires pour atteindre ses objectifs.

Le savoir-faire du coach consiste, par son questionnement et par son rôle de miroir, à éveiller chez son coaché une conscience accrue de soi, à lui faire prendre du recul, à reconsidérer ses points de vue et ses croyances à partir de nouveaux éclairages.

Si consultants ou formateurs peuvent être considérés comme des « sachants » ou des experts, le coach adopte en revanche une posture très « basse » dans la mesure où il s'y connaît bien moins que son coaché dans son domaine d’activité ou son métier.

Deuxième contre-vérité : coaching et thérapie, c’est finalement la même chose

Certes, la frontière est parfois ténue entre les deux, mais coach et thérapeute répondent à des besoins différents.
La thérapie traite d’une souffrance ou d’un mal-être psychique et sera ainsi axée sur le “pourquoi”, en allant chercher dans l’histoire de son patient.
Le champ du coaching, quant à lui, est délimité par des objectifs professionnels (liés essentiellement aux pratiques managériales, aux interactions, à l’efficacité personnelle). A l'inverse de la thérapie, il sera sur le “comment”, en allant puiser dans les ressources de son coaché.

Autre différence importante : alors que le coaching est circonscrit dans le temps et fait l’objet d’un contrat (qui définit notamment les objectifs et le nombre de séances), la thérapie ne l’est pas.

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Troisième contre-vérité : le coaching aboutit automatiquement à un résultat concret

Ce serait faire abstraction des deux réalités. La première est que la décision de changer appartient en dernier ressort au coaché. Et vouloir le changement ne signifie pas forcément que nous en acceptions toutes les conséquences. Raison pour la quelle le coaché est toujours susceptible de mettre en échec ce qu’il a souhaité mettre en place. Oui, la nature humaine est complexe !

Ensuite, il arrive que certains types de coaching ou de problématiques nécessitent plus de temps. Se faire coacher, c’est entamer un cheminement vers une plus grande connaissance de soi, en prenant conscience de ses forces, de ses fragilités. Ce travail d’analyse et de réflexion, que Socrate nomme maïeutique (« l'art d'accoucher les esprits »), est un processus qui s’inscrit souvent dans le temps. Le coaching n’étant que le point de démarrage de la démarche.

Quatrième contre-vérité : le coaching concerne une certaine élite

Historiquement réservé aux dirigeants et aux hauts potentiels, le coaching s’est largement démocratisé. Il concerne aujourd’hui tous les managers et les collaborateurs dans l’entreprise (ou hors de l’entreprise quand la personne finance elle-même son accompagnement).

Ce qui explique cette tendance ? D’abord, les très bons retours du coaching (selon une étude de l'International Coach Federation, 96% des personnes interrogées répèterait l’expérience coaching). Mais également la volonté des DRH de proposer à leurs collaborateurs des accompagnements plus personnalisés.

Cinquième-contre vérité : un coach est un gourou potentiel

S'il prétend avoir la solution qu’il vous faut, fuyez !
Le travail du coach ne consiste pas à faire du prosélytisme. Il accompagne la progression dans le respect de la personne. Un bon coach agira toujours en pouvoir « pour » son coaché et non en pouvoir «sur ».

Comment vous prémunir de tomber sur un charlatan ?

Choisissez un coach ayant suivi une école reconnue et n’hésitez pas à l’interroger. Qui sont les personnes qu’il a l’habitude de coacher ? Sur quelles types de problématiques ? Est-il supervisé ? Comment appréhende-t-il la notion de déontologie ? Tous ces éléments vous permettront de vous faire une idée de la façon dont il conçoit son travail. Ainsi vous démarrerez sur des bases solides.

Portrait F de GrignartFrédérique de Grignart
Coach professionnelle et ancienne DRH. Elle intervient chez Expat Communication, site éditeur d'Expat Value. Elle anime certaines sessions du Job Booster Cocoon et accompagne des conjoints de retour d'expatriation dans leur insertion professionnelle.
Pour joindre Frédérique : expatvalue@expatcommunication.com

Expat Communication propose des services d'accompagnement, des prémices de votre projet d'expatriation à votre retour en France. Pour plus de renseignements : expatvalue@expatcommunication.com

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1 Commentaire

  • Bonjour,
    Je me permets d’envoyer un petit commentaire sur la différence entre le coaching et la thérapie.
    – il existe plusieurs approches en psychothérapie, notamment la thérapie cognitive et comportementale (TCC) , actuellement de plus en plus utilisée, contrairement aux approches psychanalytiques de plus en plus “obsolètes”.
    – La TCC est en principe, tout comme le coaching, circonscrit dans le temps et fait l’objet d’un contrat (qui définit notamment les objectifs et le nombre de séances).
    – Nous travaillons bcp sur le ”present”, sur des activités concrètes et utilisons les ressources des patients.
    En espérant vous avoir éclairé sur le sujet, meilleures salutations.

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