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« Les Frenchies pour l’emploi » – Emploi Doha

Les Frenchies pour l'Emploi est née en 2005. Aujourd’hui elle compte plus de 12 000 membres et est devenu le 1er Pole de L'Emploi Français dans les Pays du Golfe. Il s'agit en fait de programmes d'aide à l'emploi pour francophones à Doha et dans les pays du Golfe. Nous accompagnons de nombreux francophones sur le marché de l’emploi dans les Pays du Golfe (Qatar / UAE / OMAN / KOWEIT / Bahreïn).

L'équipe dynamique est composée de Fabienne Chauvin, sa fondatrice, et de stagiaires, bénévoles ou free-lancers.

Le mot d’ordre est entraide et respect. "Nous accompagnons nos Frenchies du mieux que nous pouvons et travaillons avec des entreprises de secteurs d'activité différents (construction, éducation, IT…)".

Site : www.lesfrenchiespourlemploi.com
Groupe Facebook : les frenchies pour l’emploi

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Genèse du projet par Fabienne Chauvin (portrait publié sur Expat Value en septembre 2018)

J’habite à Doha au Qatar depuis Avril 2018, avant cela j’étais à Dubaï depuis 2001. J’ai un master de communication et un master dans l’éducation, je suis maman de 2 garçons âgés aujourd’hui de 21 et 22 ans. Pour les mamans solos, je voudrais ajouter que j’ai divorcé en 2003. Et que j’ai continué tout de même mon expatriation et ma carrière, seule avec mes 2 petits bouts à l’étranger.

En France je n’avais pas tellement réfléchi à l’orientation de ma carrière ou de l’importance de mes choix. J’ai ainsi travaillé comme journaliste et fondé une petite crèche Montessori avant de m’envoler pour Dubaï.
Je pensais être une expat « housewife » tranquille, mais très vite le divorce est arrivé et j’ai dû faire un choix : rentrer en France ou trouver un travail sur place pour subvenir aux besoins de mes enfants. La vie sur place et le niveau de l’école ont eu ma préférence et j’ai donc décidé de rester.

Travailler à Dubaï 

La première difficulté que je n’avais pas mesurée à été l’anglais. J’ai dû prendre un mois intensif de cours au British Council (que je recommande) difficile mais efficace pour ensuite lancer mon CV. J’ai très vite compris que ma seule chance de décrocher un emploi, et cela s’est toujours révélé vrai par la suite, c’était de faire marcher mon réseau. Il n’existe pas sur place de « Pôle Emploi » et je ne pouvais compter que sur moi-même.

J’ai donc rapidement décroché un emploi, au service économique de l’Ambassade, puis au Lycée Français. Le temps pour moi de parfaire mon anglais et de me lancer du coté obscur anglophone. Toujours par mon réseau, une amie m’a présentée à un dirigeant de Groupe de crèches anglaises qui m’a donné ma chance.
J’ai adoré travailler pour lui et j’ai beaucoup appris. C’était au début difficile car le système anglophone est complètement différent mais tellement formateur ! Tout en travaillant, j’ai toujours continué à développer mon réseau. Beaucoup de personnes commençaient à me demander des conseils.

L'aboutissement : la création des Frenchies pour l'emploi à Doha

Au bout de quelques années, j’ai décidé de créer un groupe Facebook pour des amis et connaissances en recherche d’emploi. Et pour également poster des offres… l’intérêt pour ce groupe m’a très vite dépassé. De 500 membres environ, je suis passée à pratiquement 5000 la première année.
J’ai ajouté des conseils à ces offres pour guider les personnes sur le marché de l’emploi… puis des petits-déjeuners conseils…

Après quelques temps j’ai dû prendre une décision. Soit de garder mon emploi salarial ou me lancer dans l’aventure entrepreneuriale… Je n’arrivais plus à gérer les deux. C’était risqué car à Dubaï il n’existe pas d’assurance chômage. Si je quittais mon emploi, je n’allais plus toucher de salaire. Et l’école, le logement etc. ont un sacré coup !
J’ai remis ma lettre de démission avec une boule au ventre et en même temps une vraie excitation.

Aucune info à cette époque sur « comment créer sa boite dans le Golfe ». J'ai donc pioché les infos ici et là et opté pour une « Trade licence » simple en Free Zone en tant que Consultante. C'est ainsi qu'est né "Les Frenchies pour l'emploi"

Le plus dur n’a pas été de trouver des « clients », mais de faire face aux personnes négatives sur place. Dubaï est un endroit magique pour travailler, vivre et créer, mais l’envers du décor est ce que j’appelle « un bol de requin ». Un endroit où l’on ne tolère pas la concurrence et la différence dans le milieu Francophone.

Les premiers mois d’existence n’ont pas été difficiles par rapport aux prospects ou clients, mais aux croche-pieds de certains Francophones. En effet ils voyaient d’un mauvais œil la pratique de faire payer pour trouver un travail (coaching)… Mais ils ont appliqué la même recette quelques temps plus tard.
Il a fallu être forte et préparée mentalement, car cela peut être très déstabilisant. Ne négligez pas le coté psychologique, à l’étranger tout particulièrement, car la famille ou les amis sont loin et vous êtes seule.

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