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Natacha, multi-entrepreneure : graphiste en free lance et entrepreneur dans la maroquinerie

Natacha-Bourguet graphisteNatacha Bourguet est graphiste et co-fondatrice d'une entreprise dans la maroquinerie. L’expérience de son expatriation à Londres de 2010 à 2014 lui a donné l’envie d’oser et de réaliser ses rêves. Aujourd’hui, elle est investie dans 2 projets entrepreneuriaux: graphiste en statut free lance et associée de la société Pearl Skins qui commercialise des étuis en cuir et tissus (SAS). Elle nous partage son expérience.

Expat Value : Bonjour Natacha. Quel a été le déclencheur pour te reconvertir ?

Natacha : J’ai une formation classique en école de commerce complétée par un DESS de communication. Mes expériences professionnelles en tant que responsable communication ont été à la fois en agences et chez l’annonceur. Mon goût prononcé pour l’art et le design m’a poursuivi au cours de mon début de carrière comme un plus sans envisager spécialement d’en faire mon métier.

La mutation de mon conjoint à Londres a été un déclencheur pour amorcer un nouveau projet professionnel. Je me suis reconvertie dans le métier de graphiste. Après une formation de 6 mois à Saint Martins College, je me suis lancée à mon compte.

Expat Value : Comment as-tu trouvé tes premiers clients ?

Natacha : J’ai vite pris conscience que pour développer ma clientèle il fallait que je passe par le bénévolat, non seulement pour développer un réseau (le fameux bouche à oreille) et pour me constituer un portfolio professionnel.

Et puis, j’ai appris très vite, grâce à ma formation commerciale de départ, à gérer des clients, à suivre des projets, à élaborer des stratégies de communication tout en développant des outils de communication comme des identités visuelles, des brochures, des sites internet,… Ma double formation a vite été un plus dans ma reconversion.

Expat Value : Graphiste, un métier portable. Idéal quand on est expatrié ou de retour, non ?

Natacha : Effectivement, de retour en France, j’ai continué en free lance mon métier de graphiste. Et je me suis lancée dans un autre projet entrepreneurial en parallèle. L’expatriation offre l’opportunité de faire de belles rencontres. A Londres, j’ai rencontré une amie, qui est aujourd’hui mon associée.

Expat Value : La retour a donc été l’occasion de te lancer dans un 2èmeprojet entrepreneurial.

Natacha : Effectivement, j’ai amorcé un nouveau projet en lançant avec une amie rencontrée à Londres : Pearl Skins. Tout est partie du constat qu’il était difficile de trouver des porte-cartes sans contact assez design (pour nos cartes de transport Oyster)… Cette idée de départ nous a motivées à créer une collection complète d’étuis pour élargir l’offre : lunettes, cartes, câbles, rouge à lèvres,… en cuir et en tissus avec des séries limitées.

Expat Value : En quoi ton expérience d’expatriation à Londres a été marquante ?

Natacha : J’ai développé mon goût pour l’entrepreneuriat. Je n’aurai jamais cru avant de partir à Londres que j’aurai eu le courage de me lancer et de monter ma propre société. J’ai appris qu’au final tout était une question de volonté et qu’il fallait être patient, surtout, sur une reconversion.

J’ai tellement développé ce goût que j’essaie parfois de me réfréner sur de nouveaux projets.

Et je sais que la création de Pearl Skins est un nouveau virage dans ma vie professionnelle car je vais enfin travailler pour moi au niveau communication, design, marketing, commercial, fabrication…

Expat Value : Quels sont tes conseils à ceux qui réfléchissent à une reconversion ?
  • Le changement de pays est parfois un bon moyen de se remettre en cause et d’amorcer une nouvelle carrière. Quand on est dans ses habitudes professionnelles dans son pays, il est parfois difficile de se projeter sur un nouveau métier : la peur du vide, la peur de se lancer dans une nouvelle formation, la peur de ne pas rencontrer le succès sur cette nouvelle reconversion,…
  • Commencez avec des missions bénévoles. Le bénévolat est une excellente source de développement réseau. En tout cas, il m’a permis de rencontrer des gens, de constituer mon portfolio et par conséquent une clientèle.
  • Réseautez ! La solidarité des français à l’étranger est forte. Quand j’expliquais mon parcours la plupart des gens me mettait spontanément en contact avec d’autres français pour m’aider dans mes démarches.
  • Si possible réinventez-vous dans un métier portable. Se créer un métier « exportable » quand on a un conjoint qui est amené à être muté est un bon moyen de retrouver facilement ses bases dans ses nouvelles mutations.
Expat Value : As tu une maxime ?

Natacha : Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement…

 

Natacha Bourguet

Graphiste en free lance et co-fondatrice de Pearl skins

 

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