Expat et Carrière Lifestyle

Conjuguer amour, carrière et expatriation : les 5 modèles de couple

Amour, carrière et expatriation. Le défi de chaque couple n'est-il pas de conjuguer ces 3 ingrédients pour que l'expérience vécue à l'étranger soit une réussite.

Il existe bien une unicité de chaque couple. Et il n'existe pas un archétype de couple ou de famille pour réussir son expatriation.

Dans son livre "Chéri on s'expatrie: guide de survie à l'usage des couples aventuriers", Alix Carnot a cependant identifié  5 modèles de couples expatriés pour qui la double carrière est un enjeu. Quel est le vôtre ? Prendre conscience de son modèle permet ensuite, en couple, d'échanger sur ce que l'on vit et réaliser des ajustements éventuels. Car rien n'est gravé dans le marbre ! Aujourd'hui vous êtes un couple "Tic et Tac" et demain vous choisirez peut être le modèle "Ma sorcière bien-aimée".

Découvrez chacun de ces modèles à travers des extraits du livre "Chéri on s'expatrie".

Ma sorcière bien-aimée: Monsieur l’expatrié suivi de son épouse

La première configuration de couple que nous allons observer a été nommée « Ma Sorcière bien-aimée » d’après le fameux feuilleton des années 1960, où figure le couple, finalement très traditionnel, de la sorcière Samantha, femme au foyer, et de son mari employé, Jean-Pierre.

Traditionnellement, l’expatrié était un homme et son épouse ne travaillait pas, assumant les tâches administratives et familiales. À la surprise des nouveaux venus, ce modèle demeure largement majoritaire chez les expatriés. (...) Dans bien des cas, dans ces couples, la femme renonce à travailler et se spécialise dans son activité de relocation familiale pour pallier le manque de stabilité que connaissent ses enfants.

Dans un environnement mouvant, elle assure la continuité qui leur permet de garder des repères. Un départ à l’étranger est aussi l’occasion délibérément choisie de faire une pause dans une carrière bien occupée. (...) En revanche, dans les cas où cette situation de conjoint au foyer est le résultat d’une contrainte, elle se révèle particulièrement frustrante. Pour ceux qui n’ont pas anticipé les obstacles : absence de visa de travail, horaires légers des écoles internationales, coût prohibitif des systèmes de garde dans certains pays, décalage entre leurs compétences et le marché local..., l’impression d’être piégé génère une amertume profonde. (...).

« Desperate trailing bees » : tu es muté, j’adapte ma carrière

Il n’existe pas aujourd’hui de nom pour décrire cette frange croissante de la population expatriée qui cherche, souvent anxieusement (desperate), malgré les tribulations de leur statut de conjoint expatrié (trailing spouse) à garder une activité (bee = abeille). Les voilà baptisés. En français, on pourrait parler des «conjoints nomades à carrière plastique » Dans ces couples, l’un des deux, homme ou femme, enclenche le projet de mobilité et devient le leader professionnel. L’autre le suit, sans renoncer à sa propre carrière, mais en cherchant à l’adapter.

Tic et Tac : deux carrières ambitieuses de front

Pour les Européens, les deux personnages dessinés par les studios Walt Disney font partie d’une espèce quasiment inconnue, les tamias. Nous les qualifions improprement d’écureuils, mais cela manque de précision. Il en est de même de cette catégorie d’expatriés que nous avons appelés les « Tic et Tac ». Ce sont des couples où les carrières des deux conjoints sont ambitieuses et considérées comme également importantes au sein du couple avec plusieurs expériences significatives ensemble à l’étranger. Souvent annoncés, ils se présentent rarement dans nos contrées.

(...) Le chemin de Tic et Tac est étroit. Les aspirants à ce modèle sont nombreux au départ. Puis beaucoup bifurquent vers d’autres voies, passent par la case du célibat géographique ou redeviennent célibataires. Certains, courageux, chanceux, inconscients ou durs à cuire, poursuivent l’ascension.

Ulysse et Pénélope : le célibat géographique

L’odyssée est d’actualité ; les cas de couples séparés géographiquement pour des raisons professionnelles se multiplient. En effet, dans cette équation compliquée dans laquelle se lance un nombre croissant de couples entre famille, carrières et international, si le compromis est impossible sur les deux derniers termes, alors, c’est la communauté de résidence qui cède, le couple vit provisoirement séparé. C’est ce qui est communément appelé le « célibat géographique ».

Ces séparations naissent généralement du constat que l’expatriation ne serait pas favorable à la famille pour des raisons de sécurité ou pour des raisons familiales, au premier rang desquelles la carrière du conjoint puis la scolarité des enfants.

La petite maison dans la prairie :les migrants pionniers

Vous connaissez certainement ces pionniers américains du XIXe siècle. Ils arrivèrent avec leurs chariots, bâtirent des maisons, apprivoisèrent leur environnement et leurs voisins. Ils prirent racine et leurs aventures télévisées firent le tour du monde.
Nos pionniers sont des émigrés. Ils ne sont pas partis chassés par la misère, mais attirés par la volonté de réussir mieux encore leur carrière et leur vie. Leur pays d’accueil les appelle des immigrés, alors même qu’ils sont parfois – mais pas toujours – plus riches que la classe moyenne du pays où ils arrivent. Ils sont souvent entrepreneurs. Dans tous les cas, ils sont partis par eux-mêmes.

 

Vous avez maintenant pu identifier quel était votre modèle d’expatriation à deux ? Et vous souhaitez en savoir plus sur les enjeux d’une expatriation à deux : couple, carrière, international, sur le challenge : conduire deux carrières de front, jusqu’au retour? Alors nous vous recommandons la lecture intégrale du livre 

"Chéri on s'expatrie: guide de survie à l'usage des couples aventuriers". 

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