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Valérie-Anne Demulier, fondatrice du réseau SHE for S.H.E

Valerie Anne Demulier She for SheExpat Value continue son tour du monde des réseaux pro francophones. Aujourd’hui, direction New York, pour découvrir le parcours de Valérie-Anne Demulier, fondatrice du réseau SHE for S.H.E.

Racontez-nous les circonstances de votre arrivée à New-York :

J’étais avocate en droit des affaires au Luxembourg, et c’est mon conjoint de l’époque qui a été muté à New York. J’ai décidé de suivre. Pour ce qui est de l’emploi, j’ai eu de la chance, j’ai trouvé directement, avant de partir. Un poste de Business développer. Mais le véritable fil rouge de mon déménagement, mon obsession, c’était d’avoir mon propre projet. Certes, je suivais mon conjoint, mais c’était mon projet, mon aventure que j’avais envie de vivre, et non celle de quelqu’un d’autre.

Le réseau, vous avez donc décidé de le développer avant votre arrivée…

Tout à fait. Avant d’arriver à New York, j’ai contacté des personnes sur Facebook ou sur des sites qui permettent de connecter des expatriés entre eux. Donc quand je suis arrivée, j’avais déjà plein de contacts ! Détail important, j’ai surtout contacté des femmes. En effet, envoyer des propositions de café, de verres en afterwork à des hommes que je ne connaissais pas ne me mettait pas très à l’aise vu que j'étais en couple.

Valérie-Anne, la première version de votre réseau She for S.H.E est donc née ainsi !

Oui, tout a débuté par des apéros que j’organisais sur mon Roof Top. Très vite, des amies d’amies se sont jointes à ces petits événements… Mais je me rendais compte qu’il y avait des conversations passionnantes dans des coins du salon que d’autres amies à l’autre bout de l’appart ne pouvaient pas entendre. J’ai donc proposé des thèmes de discussion, que je ne divulguais pas dans un premier temps, et puis petit à petit, mon appartement est devenu trop petit… J’ai donc loué une salle et commencé à inviter des « guest speakers ». Le plus souvent des entrepreneures françaises qui venaient parler de leurs projets.

Et puis, en novembre 2017, vous quittez votre job ?

She for S.H.E me prenait énormément de temps et ce n’était plus possible de conjuguer mon travail avec la gestion du réseau. J’ai décidé de suivre mon feeling et de me lancer. Quelques mois plus tard j’ai lancé les memberships payants afin de financer le projet. J’ai développé des partenariats avec des marques. Aujourd’hui je ne gagne pas ma vie aussi bien qu’avant, certes, mais ce projet m’épanouit beaucoup plus.

Vos conseils pour ceux et celles qui s’installent à New-York ?

Sortir de sa zone de confort dans un premier temps : les rencontres, les jobs ne tomberont pas du ciel comme ça ! Et puis, cela peut paraître contradictoire avec mon premier conseil, mais : ne pas avoir peur de se rapprocher de sa communauté. Sortir de sa zone de confort, certes, mais New-York peut faire peur, alors être avec des personnes de même culture peut aider.

En savoir plus : she4she.com

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