Entrepreneuriat Portraits d’expats entrepreneurs

Florence : ex expat et consultante en commerce international

commerce international blanchier consultingFlorence Blanchier a démarré sa carrière à l'étranger, a travaillé auprès d'expatriés étrangers en France et a monté sa structure de conseil en commerce international. Son projet en 2020 ? Venir en aide aux expat entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans le commerce international. Elle revient sur son parcours et ce qui l'amène aujourd'hui à s'occuper d'entrepreneurs établis à l'étranger ! 

Florence, vous avez démarré votre vie professionnelle en « baignant » dans l’international, c’est ça ?

Après des études en commerce international (BTS + école de commerce spécialisation marketing international) je suis partie d’abord aux USA, puis en Allemagne et au Royaume-Uni. Au-delà de la découverte d’un pays, c’est la richesse des échanges interculturels qui m’a passionnée. J’ai pris goût aux échanges, à la découverte de l’autre, au fait d’aller au-delà des idées pré conçues. A chaque installation, je me suis retrouvée au contact d’énormément de communautés.

Du fait de mon métier, j’ai côtoyé beaucoup de communautés différentes, internationales. Cette immersion ne s’est pas arrêtée à mon retour en France, puisque j’ai travaillé chez Philips Lighting.

J’ai assisté à la création du site de compétences internationales de ce grand groupe, avec des gens qui arrivaient des 4 coins du monde avec un statut d’expatrié. Et comme j’étais la seule Française, je me suis improvisée accompagnatrice de ces familles. C’est une expérience marquante pour moi, parce que j’ai réalisé à quel point il était difficile, même si on parle la langue de mener deux carrières internationales dans un couple.

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Et puis, votre métier, c’est l’international !

Oui, on peut dire ça ! J’ai démarré très tôt, puisqu’avec un ami de promo après nos études, nous avions développé un petit business d’import d’artisanat bolivien… Mais très vite, nous avions justement été coincés par des problématiques de réglementations internationales !

Je baigne dans le commerce international depuis près de 30 ans, avec le code des douanes, les directives européennes, et les lois de finances sur mon bureau. Après mon expérience chez Philips, j’ai accompagné des PME, des TPE, ce qui m’a vraiment permis d’être dans le concret du commerce international : mise en place de procédures, de conformité douanière, etc.

Et puis vous avez créé votre propre structure.

Dans un premier temps je me suis lancée dans la formation professionnelle, en 2011, en tant qu’auto-entrepreneur. J’ai travaillé pour des CCI, des PME, et des indépendants qui souhaitaient parfaire leur parcours avec un module de commerce international. En 2014 : j’ai créé mon cabinet de conseil. La formation c’est bien, mais c’est court ! J’étais frustrée de ne pas pouvoir aider davantage tous ces entrepreneurs dans la mise en place de leurs stratégies de développement international.

Pourquoi il est indispensable de se faire accompagner aujourd’hui en matière de commerce international ?

Le commerce international est très réglementé. On est toujours tenté de ramener des choses dans sa valise. Mais il est important d’en maîtriser des risques. Il y a plusieurs aspects à prendre en compte :

  • La réglementation, avec des enjeux très importants depuis les événements du 11 septembre 2001 et les suivants.
  • Le développement des transporteurs internationaux, qui proposent des solutions de livraison clé-en-main mais font oublier que le propriétaire de la marchandise reste responsable vis-à-vis des douanes et du fisc même s’il confie ou sous- traite tout le processus à son transporteur.
  • La traçabilité est essentielle aujourd’hui. Y compris pour les services. Il ne suffit pas d’avoir un site d’e-commerce… faire voyager ses marchandises suppose un certain nombre de contraintes, qu’il faut avoir en tête.
  • La multiplication de normes à respecter, qui évoluent très rapidement et changent selon la zone géographique où l'on se trouve.

Comment accompagnez-vous les entrepreneurs ?

D’abord, je propose de les former au commerce international. Ce n’est pas un cours magistral, mais ensemble, on se penche sur les risques, on établit le cadre général du transport de marchandises, les fondamentaux. Et puis, on s’attache au projet : quel code douanier est concerné, quelle stratégie on va mettre en place, quel transporteur on choisit, comment calculer mon prix de vente export. L’accompagnement peut ensuite aller jusqu’à l’aide à la rédaction de contrats ou de conditions générales de vente. Mais attention, l’accompagnement d’un avocat fiscaliste peut vite s’avérer indispensable. Traiter la TVA à l’international, par exemple, n’est pas une mince affaire.

Lire aussi : TVA intracommunautaire, comment ça marche ?

Et les expats entrepreneurs ?

L’énergie des expats entrepreneurs est incroyable. Combien d'expatriés ou de conjoints d'expat sont revenus avec des idées de création d'entreprise ? Cependant, beaucoup sont découragés par la lourde tâche consistant à organiser l'importation d'articles dénichés auprès de producteurs locaux non aguerris aux pratiques internationales. Ou par le « transport » de leur business en cas de déménagement. Cependant, il existe des solutions. Tous les modules proposés par Strat & CI sont accessibles à distance.

 

Le cabinet Blanchier Consulting accompagne les entreprises et les porteurs de projet. La marque Strat&CI s'adresse plus particulièrement aux particuliers :  avec des parcours de formation éligibles à Pôle Emploi et bientôt (mi-juillet) au CPF (en attente de référencement Qualiopi).

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