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Portrait de Laure Ramieri, directrice du média Dubaimadame

Laure est expatriée à Dubaï depuis 11 ans. Le temps file, car à l'origine elle y est arrivée avec son mari et leurs 100 kg de bagages… pour une durée de deux ans !
Née en Espagne (à Valencia), de maman espagnole et d’un papa pied noir, d’origine italienne (né en Algérie) ; elle est donc une fille d’expat et a passé plus de temps « à l’étranger » qu’en France, ayant également passé son enfance en Tunisie.

Laure est une épicurienne, qui aime les voyages et dénicher les bonnes adresses. Elle aime plus généralement tout ce qui touche à l’art de vivre. Plus personnellement, elle aime s’entourer de gens fiables et authentiques.

Vous l'aurez compris, l'histoire de sa vie c'est l'expatriation ! Et c'est en tant que directrice du très beau média Dubaimadame qu'elle répond à nos questions.

Racontez-nous votre parcours d'expat

Après la Tunisie, nous avons vécu dans la région de Nantes. J'ai ensuite poursuivi mes études supérieures à Nice. Par la suite, j’ai commencé ma carrière dans l’hôtellerie en marketing à Londres, avant d’intégrer le siège d’Accor à Paris.

J’ai rencontré mon futur mari à Paris, lui même revenant d’une expérience professionnelle en Espagne. Le deal était simple : le premier qui trouve un job à l’étranger est moteur pour une expatriation. À l’origine, nous pensions partir vivre en Inde, grâce à une opportunité du côté de mon mari… pour finalement atterrir à Dubaï.

Dubaï

Nous avions fait un voyage de repérage en 2008 avant de nous y installer... je m’en souviendrai toute ma vie. C’était pendant la visite de George Bush aux Emirats et il pleuvait des trombes d’eau ! J’étais arrivée super en retard à mon entretien chez Accor, coincée sous 2 mètres d’eau dans un taxi. Le comble pour Dubaï !

Nous sommes aujourd’hui installés dans le quartier de la Marina, un quartier dynamique et familial.

Vous avez fait de cette expatriation une opportunité pour vous et vos projets propres. Racontez-nous comment vous vous y êtes prise pour assurer la réussite de cette expérience...

À mon arrivée en 2008, j’étais en charge de l’ouverture des 2 premiers Sofitel (The Palm et JBR) de Dubaï. J’ai alors découvert l’adrénaline du travail en opérations. C’était passionnant, nous avions des gros budgets marketing (comme il n’en existe plus) : on a pu faire plein de choses qu’on aurait jamais pu faire ailleurs.

Puis, après 14 ans chez Accor, je me suis lancée dans le monde des médias, qui n’était pas du tout un secteur qui m’attirait à la base. Mon mari était un lecteur de Dubaimadame, c’est comme ça que je l’ai connu ! En 2015, j’ai donc racheté le 1er magazine francophone online aux Emirats. C’est un média lifestyle qui bénéficie d’une belle notoriété, reconnu pour la qualité de son contenu. A l’époque, nous étions annonceur chez Sofitel. Je connaissais donc la crédibilité de ce média de référence.

Achat du média DubaimadameLogo dubaimadame

C’est clairement mon mari qui m’a poussée dans cette voie. Même si j’étais déjà à la recherche d’un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : la naissance d’un deuxième enfant, a remis beaucoup de choses en question.
Quand j’ai décidé de relever ce challenge, je croyais au projet et j’avais beaucoup d’idées de développement :

  • Professionnaliser le site ;
  • Multiplier les sujets ;
  • Toucher de nouveaux profils d’expat (les femmes actives, celles qui se reconvertissent, les hommes aussi) ;
  • Créer une rubrique business ;
  • Changer l’identité visuelle ;
  • Etc.

J’avais à cœur de montrer la vraie vie de Dubaï, vue par les résidents, sans pour autant devenir un blog. Le but était de mettre en lumière ceux qui font de la ville, un hub d’émulsions, une terre de tous les possibles… et je crois que ça a marché car le trafic a triplé en 4 ans !

Pour moi, la clé est de s’entourer des bonnes personnes. L’aspect humain est très important, dans ce type d’aventure. Aujourd’hui, Dubaimadame est une petite entreprise. Quand vous touchez à tout, il faut pouvoir se reposer sur des personnes de confiance et savoir les fédérer autour des valeurs de votre projet.

J’ai eu la chance de rencontrer Mathilde, qui a travaillé à mes côtés, en binôme, pendant 4 ans. Elle a d’ailleurs aujourd’hui monté sa boite de consulting… l’entrepreneur

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iat c’est contagieux !

Ce que j’aime le plus dans mob job c’est la flexibilité, la variété des sujets, travailler d’où je veux comme je veux. C’est de pouvoir conserver ma liberté.

Concernant les bonnes surprises : le fait qu’on puisse changer de carrière facilement… peut-être qu’on colle moins d’étiquettes aux gens, ici.
Ce qui a été plus compliqué : le marché des médias est mouvant et complexe. Quand tu as ta boite, tu dois jongler entre une multitude de casquettes. Cela m’a poussé à sortir de ma zone de confort !
Par exemple : je n’aimais pas l’aspect commercial, alors qu’aujourd’hui j’adore rencontrer mes clients, parce que c’est mon bébé, j’en suis très fière.

Avez-vous d'autres projets ?

Dubaimadame fait partie intégrante de ma vie et de mon quotidien. Mon statut d’entrepreneure m’apporte aujourd’hui la liberté dont je rêvais.
Ceci étant, je travaille actuellement sur le développement de plusieurs chantiers stratégiques… restez connectés !

Dubaï forever ?

Effectivement, je me demande souvent comment sera ma vie quand je rentrerai en France. Mais ce qui est sûr, c’est que je m’imagine très bien dans ma bastide dans le Sud de la France, avec mes enfants et mes petits-enfants !

Le petit mot de fin ?

Nous ne sommes pas forcément formatés à l’entrepreneuriat, pourtant on peut devenir entrepreneur. Pour ma part, cela n’a jamais été un rêve de petite fille : c’est un projet qui vient parfois vous rencontrer. Le plus important est d’être passionné, motivé et de toujours mettre du sens dans ce que l’on entreprend. Et je suis soutenue quotidiennement par ma famille et mes amis. C’est très important notamment dans les périodes de doutes.

Bonne chance !

Propos recueillis par Gaëlle GREGOIRE, responsable éditoriale d'Expat Value. Elle a passé 8 années en expatriation dans différents pays d’Afrique et d’Europe où elle a du se réinventer à chaque fois pour travailler (ou pas !). Elle est donc extrêmement concernée par cette notion de "suivi de conjoint" et de double carrière à l'étranger.
Pour lui écrire : gaelle.gregoire@expatcommunication.com

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Retrouvez sur notre site FemmExpat :
Dubaï : A savoir avant de partir

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