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Mener à l’excellence les Spas autour du monde – Portrait de Stéphan

Stephan_spa_managerAprès douze années à l’étranger, le temps est venu pour Stéphan de rentrer  en France. Elle saisit cette occasion pour faire le point avec nous et nous parler spas autour du monde !

La valeur ajoutée de l'expatriation dans la vie pro de Stephan ?

Reconversion

Pour suivre mon conjoint, j’ai démissionné de mon poste de cadre en communication. J’ai saisi cette opportunité pour me reconvertir et apprendre le métier d’esthéticienne.

Vous avez suivi quelle formation ?

• Formation à Bruxelles École Européenne d’Esthétique pour obtenir le brevet d’état belge ;
• En parallèle par correspondance en France école Karis pour obtenir le CAP esthétique dans l’académie d’Amiens.
• Plus tard Formation courte en esthétique médicale au Bryan College de Toronto pour obtenir un diplôme canadien indispensable pour travailler au Canada.

Aviez-vous déjà une vision à long terme de ce que vous souhaitiez faire avec cette nouvelle compétence ? Car ce n'est pas banal d'avoir un statut cadre et d'apprendre le métier d'esthéticienne...

Oui. Gamine, je souhaitais devenir esthéticienne, mais mes parents ne m’ont pas encouragé dans cette voie. J’ai donc poursuivi mes études (Bac + 4). Lors de la première expatriation de mon mari, j’ai saisi ma chance et je suis retournée sur les bancs de l’école pour enfin faire ce dont j’avais envie, apprendre le métier d’esthéticienne. A cette époque, l’industrie du bien-être en était encore à ses premiers balbutiements et les profils combinant une connaissance terrain en esthétique/bien-être et une formation académique permettant de gérer des problématiques en marketing/communication/management/formation, business, RH et relations clients étaient rares. Or ces compétences sont requises pour gérer au mieux un spa. Au moment de ma reconversion, j’ai tout de suite vu le potentiel du métier de Spa manager qui m’allait comme un gant.

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Spa Manager

J’ai décroché mon premier poste comme Spa manager à Bruxelles. Nous sommes restés quatre années avant de partir pour Amsterdam où j’ai retrouvé un emploi similaire.

Via quel biais avez-vous trouvé ces jobs ?

Pour mon premier poste de Spa Manager en Belgique, j’ai fait un audit du Spa que j’ai remis au directeur du centre de remise en forme et ça a débouché sur une embauche. Aux Pays-Bas, j’ai répondu à plusieurs annonces.

Spa Consultante

En arrivant à Toronto en 2013, je me suis adaptée au marché et j’ai changé ma façon de travailler pour répondre à des besoins plus temporaires de la part des Spas. Forte de mes expériences dans le management direct, j’ai décidé d’offrir mes services pour assister les spas dans leur développement. En tant que consultante en statut d’indépendante : www.globalspatouch.com

En arrivant à Tokyo en septembre 2017, j’ai créé mon site internet, amélioré ma visibilité sur les réseaux sociaux (instagram, twitter, blog et linkedin) et refait mon réseau, ce qui a débouché sur de nouveaux clients et de belles missions.
J’ai réalisé de belles missions sur place dans des spas d’hôtels (formation) ou spas urbains (communication, audits) et des interventions auprès de partenaires ou en entreprise qui ont remportées un vif succès. J’ai également été démarchée en ligne notamment sur LinkedIn et fais des devis mais ça n’a pas donné suite. Pour travailler en confiance avec les clients, analyser en profondeur et comprendre leur problématique, la problématique est indispensable.

Difficultés

Dans chaque pays, j’ai rencontré des difficultés (barrières culturelles ou/et linguistiques, l’étroitesse de mon réseau, non-reconnaissance de mon diplôme, absence de visibilité sur la durée de mon séjour, culture professionnelle locale, mauvaise connaissance des codes du marchés…) mais je n’ai jamais baissé les bras. La passion pour mon métier m’a donné des ailes. Par ailleurs, l’adhésion à des réseaux professionnels (Femmes Actives Japon, ISPA et GWI) ou à des associations (Toronto Accueil, Toronto Newcomers) et des séances de coaching ont été d’un grand support.

Bénéfices

Ces expatriations m’ont permis de développer de nouvelles qualités : ouverture d’esprit, tolérance, capacité d’écoute, d’adaptation et d’analyse, flexibilité, résilience et autonomie. De plus, j’ai accumulé une large connaissance clients, services, produits, marques et positionnements que je pourrai mettre à profit en France.

Le mot de la fin

Ou plutôt les deux mots de la fin.
Bien-être et Travail : Le travail impacte et est indispensable à notre bien-être. Il est important de trouver un job qui a du sens, qui apporte une valeur sociale et qui nous passionne. En tant qu’expatriée, il ne faut jamais baisser les bras ou poursuivre une vie professionnelle à demi-teinte. Il faut foncer, persévérer, s’ouvrir aux autres, saisir chaque opportunité pour rebondir et trouver sa voie. Ce n'est pas simplement notre carrière qui est en jeu mais notre bien-être aussi !

Propos recueillis par Gaëlle GREGOIRE, responsable éditoriale d'Expat Value. Elle a passé 8 années en expatriation dans différents pays d’Afrique et d’Europe où elle a du se réinventer à chaque fois pour travailler (ou pas !). Elle est donc extrêmement concernée par cette notion de "suivi de conjoint" et de double carrière à l'étranger.
Pour lui écrire : gaelle.gregoire@expatcommunication.com

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