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4 Stratégies pour habiller son CV et son profil LinkedIn en période de recherche d’emploi

On n’y pense pas quand on est en poste. Il est si bon de pouvoir être 100% transparent dans ces vitrines que nous offrent notre CV et notre profil LinkedIn. Cela semble absolument normal ; mon CV reflète exactement ce que je fais et je ne m’en occupe pas.

Quand on cherche du travail, et encore plus dans un contexte international, tout change. Le CV et son cousin le profil LinkedIn deviennent des préoccupations majeures. Je vis avec mon CV, et le change à chaque candidature. Chaque semaine, au moins, je peaufine mon profil Linkedin. Il faut dire que ces outils deviennent tout à coup le costume par lequel nous allons attirer le recruteur. Il faut que ça brille !

Sauf que… Sauf que nous avons besoin d’outils de lumière alors que nous vivons en pleine période de transition. Or en général, pendant l’inventaire, on ferme le magasin !

Alors quelle histoire raconter pour faire rêver le recruteur alors que nous que nos perspectives parlent plus de brume et de doute que de paillettes et de succès ?

Certains prennent la comparaison avec l’inventaire au sérieux et expliquent qu’il faut attendre d’avoir un projet clair pour mettre à jour ses outils.
Chez Expat Communication (l’éditeur d’expatvalue.com qui propose des accompagnements à la recherche d’emploi pour les expatriés et leurs conjoints), nous ne partageons pas du tout cet avis.

En effet, pour trouver du travail, il faut un projet clair. Afin de définir son projet, il faut le confronter avec le marché. Pour le confronter avec le marché, il faut rencontrer des gens. Afin de rencontrer des gens, il faut les contacter. Pour les contacter, il faut des outils de présentation.
Donc, nous avons besoin d’outils dès les premiers jours de notre recherche.

Si un CV et un profil Linkedin de campagne s’avèrent indispensables, comment les présenter ? Voici 4 stratégies possibles.

Possibilité 1 : jouer la continuité

Imaginons que je cherche du travail depuis peu de temps. Que je me projette dans le même domaine, le même secteur, la même ville que dans mon poste précédent. Je suis au chômage depuis quelques semaines… Inutile d’alerter un employeur pour rien. La proposition consiste à ne rien changer pour l’instant.

Évidemment, cette solution ne s’applique que pour une courte période (probablement moins de six mois). Comme elle suppose une continuité géographique, elle ne correspond pas très souvent à nos situations nomades.

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Possibilité 2 : jouer la transparence et la nouveauté

La plupart du temps, il va quand même falloir expliquer ce que je fais là ! Mettons-nous dans la tête d’un potentiel contact. S’il voit un dernier poste en finance à Londres, mais que je cherche du travail à Istanbul, il risque de se poser des questions. Que diable fait-il dans cette galère ?

Dans cette situation, il s’avère souvent payant de jouer la carte du petit nouveau qui a besoin de l’expérience des anciens.

Dans cette famille, on trouvera des formules comme :

  • « à la conquête de l’Ouest » inventé par une Française arrivant en Californie.
  • « à l’aune d’une carrière nouvelle », formulé par un jeune débarqué en Corée.

On peut aussi choisir des présentations plus directes :

  • « Récemment arrivé à Tokyo »
  • « En phase d’observation du marché »
  • « De retour en Belgique après 8 ans d’expatriation ».

Ce type de présentation fonctionne bien lorsqu’on est encore dans la phase de networking et d’exploration du marché. Elle incite les contacts à nous recevoir pour partager des informations et des conseils.

Pour étayer cette accroche, je peux indiquer comme poste actuel une activité qui montre mes efforts pour explorer le marché :

  • Formation,
  • Bilan de compétences ou membre d’un groupe de Job Booster Cocoon,
  • Membre d’un groupe de recherche d’emploi dans l’un des nombreux réseaux qui aident les expatriés à trouver du travail.

Possibilité 3 : confondre désir et réalité

Voilà, j’ai défini mon projet. Je suis en phase d’attaque du marché. Alors plus d’hésitation, j’affiche mes objectifs. Le titre de mon profil Linkedin et de mon CV deviennent celui du poste que je cherche. Éventuellement, je peux le faire précéder de la mention « En recherche de » si j’ai encore des doutes, mais c’est moins efficace.

Il reste néanmoins à indiquer ce que je fais en ce moment. Le poste alors pourra rester dans la lignée de ceux décrits ci-dessus, voire d’autres occupations, mais en insistant davantage sur les aspects opérationnels :

  • « Responsable communication chez Ponte Via à Rome, xx événements organisés dans l’année mobilisant yy personnes et zz entreprises».
  • « Président de l’association des parents d’élèves, en charge du budget et des levées de fond ».

L’objectif : montrer que je demeure efficace dans une activité professionnelle.

Possibilité 4 : enjoliver

La situation dure. La période de transition s’allonge et mon profil devient moins convaincant.
Il s’agit peut-être de relancer ma recherche d’une autre façon ; formation, stage ou changement de cap mais cela sort de notre thème d’aujourd’hui.

En ce qui concerne le CV et le profil Linkedin, la priorité consiste alors à nourrir le poste en cours pour donner une impression de mouvement. Tant qu’on ne tord pas trop la vérité ! Car les recruteurs croisent les informations et votre profil Linkedin se trouve sur la place publique. En respectant ces limites, toutes les expériences en free-lance ou en bénévolat vont alors donner du dynamisme à ma candidature.
Jusqu’à ce qu’enfin, un poste vous permette d’actualiser votre CV, et de vous y sentir à nouveau confortable avant de l’oublier… jusqu’à la prochaine fois.

 

Portrait Alix Carnot

Directrice Associée chez Expat Communication - Auteur de Chéri(e) on s'expatrie

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