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Les astuces de Laetitia pour trouver un emploi au UK, aux USA et au Brésil

Trouver un emploi à chaque expatriationLaetitia est une multi-expatriée, mariée à un américain. Son parcours en expatriation l'a menée à vivre à Londres - Royaume-uni, à Houston - Etats Unis (2 expatriations), et à Rio de Janeiro - Brésil. A chacune de ses expatriations, elle a trouvé un emploi comme salariée. Elle nous raconte ses expériences et nous partage ses conseils pour une recherche d'emploi dans ces pays.

 

Astuce #1 : utiliser les job boards pour une recherche d'emploi à Londres au UK

A Londres, j'ai été recrutée comme Business advisor pour un investisseur Franco-Marocain qui s'installait. En arrivant, je m'étais inscrite dans des entreprises de recrutement et j'ai utilisé des Job Boards (moteurs de recherche) tels que Monster.

Astuce #2 : participer à des 'career fair" aux Etats-Unis

En arrivant à Houston, j'ai suivi des cours par le biais de l'université. Cela m'a permis d'assister à ce que l'on appelle aux USA des "career fair". C'est comme cela que j'ai décroché un emploi d'Analyste Financière pour une Entreprise Pétrolière Anglaise.

Astuce #3 : informer son réseau que l'on recherche un emploi

Lors de ma deuxième expatriation à Houston, j'ai été contactée via mon réseau pour une proposition de collaboration. Je n'étais à l'époque pas encore vraiment en recherche. Mon expérience en création d'entreprise / fusion / acquisition a motivé le choix de cette collaboration.

A Rio de Janeiro, au Brésil, j'ai été recrutée grâce au bouche à oreille. Je devais être transférée par mon entreprise précédente mais le transfert a été annulé. Finalement,  l'entreprise de mon mari m'a proposé un poste que j'ai accepté en contrat local.

Astuce #4 : garder tous ces certificats et diplômes

Au Brésil, ma demande de visa a été faite directement au ministère du travail par mon employeur.  De nombreux documents sont demandés pour déposer un dossier de demande de visa de travail. J'ai du "gratter dans mes vieux dossiers". J'ai retrouvé mes certificats de travail délivrés par mes anciens employeurs en France. Je devais aussi justifier non seulement de mes diplômes mais également de chaque année d'étude.  Il m'a alors fallu demander des certificats de scolarité dans tous les établissements fréquentés durant mon enfance et adolescence en France. Un parcours du combattant qui pourrait en décourager plus d'un... Mais l'enjeu était important pour moi et j'ai réussi à compiler tous les documents demandés. Le tout a pris environ 3 mois.

Astuce #5 : ne pas hésiter à se former pour obtenir un diplôme localement reconnu

Lors de ma première expatriation à Houston, j'ai pris un congé "sabatique" durant lequel j'ai eu mon deuxième enfant et suis retournée en cours pour obtenir un diplôme américain. En France, j'avais passé un diplôme universitaire dans l'expertise comptable. Les normes n'étaient pas les mêmes entre la France et les USA. Doubler mon diplôme français avec un diplôme américain en Finance m'a permis de rebondir et postuler à des postes qui me correspondaient plus. J'ai pu ainsi rejoindre une entreprise anglaise avec laquelle je souhaitais vraiment collaborer.

Astuce #6 : surmonter la barrière de la langue

Une des difficultés que j'ai pu rencontrer a été la barrière de la langue. Quand bien même je travaillais dans un environnement international en France, le fait de se retrouver dans un environnement totalement anglophone demande un temps d'adaptation. (Ré)apprendre à penser en anglais dans un premier temps, puis en portugais au Brésil, a été un peu compliqué au début. Mais je me suis adaptée.

Lorsque je suis arrivée en Angleterre je n'ai pas tout de suite trouvé un travail dans la branche que je voulais. J'ai pris des cours d'anglais pour améliorer ma prononciation d'une part mais aussi pour me donner davantage confiance durant les entretiens.

Au Brésil, le portugais était nécessaire. J'étais la seule à ne pas le parler dans mon équipe à mon arrivée. Et même si la langue officielle de l'entreprise était l'anglais, j'ai compris que parler portugais était indispensable au travail. J'ai pris des cours et en 3 mois j'arrivais à suivre les réunions. A titre personnel, cela nous a permis aussi de mieux nous intégrer et de comprendre la culture du pays. Pour moi,  l'apprentissage de la langue du pays d'accueil est essentiel pour tout expatrié travaillant, ou non!

Astuce #7 : s'armer de courage

Ne prenez pas chaque réponse négative comme une défaite mais essayer plutôt d'en tirer les "lessons learned": pourquoi ? comment y remédier ? quels éléments travailler ?

Soyez à l'aise avec le fait qu'il est important pour vous d'avoir une activité professionnelle. Car travailler à l'international pour le conjoint est loin d'être évident. Au contraire, c'est plutôt parsemé d'embûches ! Et le regard extérieur sur ce choix de travailler peut être pesant. On entend parfois que si on ne trouve pas un travail, c'est qu'on ne cherche pas vraiment. D'autres nous encouragent à prendre tout et n'importe quoi parce que finalement "c'est mieux que rien, de quoi tu te plaints". Alors tenez bon, et écoutez votre intuition et vos besoins.
Et pour la route, quels sont les points forts de ces expériences ?
Ces expériences professionnelles dans différents pays, comme salariée, m'ont permis de côtoyer des personnes très différentes et de découvrir d'autres cultures. De plus, le monde de la finance est vaste. Et pouvoir l'aborder dans différents contextes, en plusieurs langues, avec des lois et règles propres à chaque pays, est très enrichissant.

Laetitia Pesenti

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