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Noémie, entrepreneur à Londres : Eclectic Minds

Eclectic MindsNoémie, fondatrice d'Eclectic Minds et entrepreneur à Londres

Noémie est Londonienne depuis 14 ans. Elle a fait quasiment toute sa carrière, à part quelques mois au Mexique et à Paris. Elle est la fondatrice de Eclectic Minds.

Bonjour Noémie. Peux tu nous raconter ton parcours jusqu’à la création de ton propre business : Eclectic Minds ?

Noémie : Depuis mes études jusqu'à ce jour, j'ai toujours souhaité enseigner. Après une licence de Sciences du langage, je suis arrivée à Londres pour être assistante de français en collège. Puis, j'ai fait la formation CAPES à Cambridge. J'ai alors enseigné le français à toutes les tranches d'âges. Il y a cinq ans, je suis devenue freelance et ai travaillé pour des agences de cours de langues. J'ai ressenti un décalage entre l'offre des agences, les attentes des départements RH, les attentes des étudiants et les profs. C'est alors que j'ai commencé à réfléchir à mon propre projet.

Peux-tu nous présenter en quelques mots ton entreprise : Eclectic Minds ?

Noémie : Eclectic Minds, ce sont des cours de langues (anglais et français) qui se déroulent dans des lieux publics et auxquels on peut assister de façon flexible, sans être obligé de se cantonner au mardi de 18h à 20h. Vous vous inscrivez aux classes qui correspondent à votre emploi du temps. Les cafés qui nous accueillent sont très sympas et permettent une mise en pratique réelle avec des bruits de fond. Ces classes en petit groupe permettent d'être corrigé systématiquement sur la grammaire ou la prononciation.

Pourquoi avoir choisi l’entrepreneuriat ? Le statut de free lance ne te suffisait pas ?

Noémie : Le statut de freelance m’a convenu un temps, mais dans mon domaine il y a des intermédiaires entre les clients et le prof. Le discours de cet intermédiaire peut avoir un impact important sur notre travail de terrain et je ne m’y retrouvais plus dans les attentes des uns et des autres. J’ai donc longuement réfléchi à mon offre pour finalement me lancer seule.

Est-ce facile d’avoir le statut de free lance ou d’entrepreneur à Londres ? Quelle démarche as-tu réalisé ? Auprès de quelle(s) administration(s) ?

Noémie : Ce statut est très facile à obtenir puisqu’il se résume à un numéro. Un petit tour sur le site HMRC et le tour est joué !

Pour faire connaître Eclectic Minds, tu participes à de nombreux évènements de networking. A quels réseaux professionnels londoniens as-tu adhéré ? Cela te semble-t-il utile ?

Noémie : Ma formation professionnelle fait que je n'ai aucune notion business et j'ai dû m'y plonger. J'ai trouvé des groupes Facebook d'entrepreneurs francophones à Londres  ou des groupes locaux de femmes entrepreneurs (notamment ce groupe et cet autre groupe). Ce sont des mines d'or de l'information et de la motivation ! Chaque soirée networking organisée est un gros boost au moral. J'ai également trouvé beaucoup d'inspiration sur Meetup.com et d'autres groupes d'entrepreneurs. Entre le mentoring et l'accès gratuit à des professionnels de tous secteurs, je sais où trouver de l'aide.

Dans le cadre de ces réseaux professionnels, tu fais partie d’un programme de mentorat. Peux tu nous en dire plus ? Comment ta business mentor t’aide dans le développement de ton business ?

Noémie : Comme je l’ai dit, j’étais une novice du business, et j’ai rapidement fait appel à elle (cinq mois après mon lancement) et j’ai non seulement gagné un temps fou, mais je suis aujourd’hui persuadée qu’Eclectic Minds n’aurait pas survécu la première année si je n’avais pas été aidée. C’est une business coach et ses services sont payants. J’ai pas mal réfléchi avant de m’engager mais je ne regrette pas d’avoir investi.

Quel (s) conseil(s) donnerais-tu à des personnes qui arrivent à Londres et souhaitent travailler ? 

Noémie : Frappez à toutes les portes ! Trop de personnes comptent sur le travail pour apprendre l'anglais mais oublient qu'une maîtrise décente de la langue peut faire la différence entre eux et un autre candidat. C'est une étape difficile, mais on en ressort grandit, quel que soit notre âge.

Et pour conclure, tu nous partagerais une anecdote vécue comme prof de français/anglais à Londres ?

Noémie : Je me suis déjà retrouvée pour un cours particulier en français de 4 heures (oui, 4 heures) face à un étudiant qui refusait de me dire le moindre mot, même de répéter, en français. L’horreur. Depuis, je peux facilement rassurer les étudiants qui se sentent mal à l'aise de ne pas trouver leurs mots très rapidement…

Interview réalisée par Expat Value

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