Carrière et bénévolat Mon projet

Le bénévolat, c’est bon pour la carrière !

Bénévolat et carriereComment arbitrer entre bénévolat et activité professionnelle, notamment lorsque l’on arrive en expatriation ? C’est un dilemme auquel beaucoup de nouveaux arrivants sont confrontés et ils hésitent sur la meilleure façon de tirer parti de leur expatriation. C’est aussi la question de nombreux responsables d’accueils francophones dans le monde qui se demandent comment attirer de nouveaux bénévoles.

Tant de talents, au sein de leur « cible traditionnelle », les conjoints expatriés, semblent aujourd’hui obnubilés par la poursuite de leur carrière, à tout prix. A l’heure des doubles carrières, le bénévolat est-il obsolète ?

J'ai eu l'opportunité d'intervenir au congrès annuel de la FIAFE (Fédération Internationale des Accueils des Expatriés Francophones) pour réfléchir avec eux à cet enjeu fondamental pour leur capacité de recruter des bénévoles. Voici un bref résumé de nos échanges.

Des conjoints expatriés qui n’ont plus les mêmes objectifs

C’est une évidence pour vous, lecteurs d’Expat Value, mais moins pour les autres. Le conjoint expatrié d’aujourd’hui n’est plus sur le modèle de « ma sorcière bien aimée » pour reprendre une typologie familière à ceux qui ont lu « Chéri(e ) on s’expatrie, guide de survie pour les couples aventuriers ». Aujourd’hui, selon les enquêtes d’Expat Communication, les conjoints sont aussi diplômés que celui ou celle qu’ils suivent. Ils valorisent leur réussite à l’aune de leur carrière et ils sont 80% à vouloir travailler pendant leur expatriation. Pour beaucoup d'entre eux, être quelqu’un, c’est avoir un statut professionnel.

Cependant le chemin vers l’emploi est ardu. Le temps moyen de recherche d’emploi est supérieur à 10 mois. Et même au retour, il est difficile de valoriser le temps passé à l’étranger et de se réinventer professionnellement.

boutons NL EV

Quelles sont les motivations profondes de ce désir de poursuivre sa carrière ?

Là encore, il faut partir des enquêtes. Les conjoints souhaitent avant tout éviter les trous dans leur CV car ils savent la difficulté à rebondir au retour. Ils souhaitent préserver leur employabilité, garder une indépendance financière, et surtout, avoir un projet à eux !

1ère solution : le bénévolat pour faciliter la recherche d’emploi

Toujours selon les enquêtes, les conjoints décrivent leurs recherches d’emploi à l’étranger comme « longues, difficiles et pénibles ».

Or, dans une recherche d’emploi, ce qui fait la différence, c’est la confiance en soi que l’on dégage. Avec un même profil atypique, l’un semblera douter et tentera de se justifier ; l’autre emportera l’adhésion d’un recruteur grâce à son enthousiasme et à sa force de conviction.

Et là, on tombe rapidement dans des spirales positives ou négatives. Dans le deuxième cas, la perte de confiance conduit à l’isolement qui mène à l’inaction qui s'enfonce dans le doute… Sur ce chemin marécageux, le bénévolat offre une planche pour revenir en terrain ferme.

Dans les job booster cocoons, on propose souvent la règle des trois tiers : un tiers d’effort et de recherche d’emploi pure, un tiers d’inspiration, un tiers de ressourcement et de plein d’énergie. Le bénévolat peut jouer sur ces trois tableaux car il :

  • facilite la recherche d’emploi en accélérant le réseautage et la connaissance du marché ;
  • créé les conditions de rencontres, de nouvelles activités, de développement des connaissances qui peuvent-être des inspirations ;
  • est source d’amitiés, d’ouvertures, de joies qui permettent de retrouver de l’énergie et de la confiance, en soi et dans les autres.

2ème solution : le bénévolat pour renforcer l’employabilité

Beaucoup de conjoints veulent travailler, ayant peur du trou dans leur CV qui handicapera leur retour sur le marché de l’emploi. Un responsable d’accueil FIAFE avisé saura recruter ces profils en leur rappelant qu’un bénévolat intéressant sera toujours plus facile à valoriser qu’un mauvais job.

Il agira avec tact, évidemment, car pour de nombreuses personnes, l’emploi n’est pas uniquement un enjeu d’épanouissement, mais surtout de survie financière. Il énumérera toutes les activités qui conduisent à renforcer ses compétences, appliquer des notions acquises en parallèle lors d’une formation ou valider un projet professionnel embryonnaire.

De nombreux accueils sont gérés avec un professionnalisme et un niveau d’innovation dignes des PME les plus performantes. Dans ces conditions, devenir responsable marketing, community manager ou conférencier peut être une façon efficace d’enrichir ses compétences. Et la liste est longue des compétences, tout comme des qualités qui peuvent être développées dans un accueil dynamique lorsque l’on s’implique avec sérieux.

« C’est bien beau tout ceci, s’agace un responsable d’accueil, mais s’ils ne s’impliquent que pour trouver du travail et si ça marche, on va avoir un turn-over ingérable ! »

Certes, mais osons aller plus loin…

Si l’accueil (ou l'association) est dynamique et chaleureux, chacun verra l’intérêt d’y rester. Il ne s’agira plus seulement de développer son business ou d’écrire une ligne sur son CV. Les nouveaux bénévoles voudront tout simplement continuer à partager la joie de donner et de recevoir, d’accueillir et d’innover ensemble. Ils sauront que l’on n’est pas seulement ce que l’on gagne, mais aussi ce que l’on partage.

Parmi les nombreuses richesses que les expatriés de retour rapportent de leur séjour, ils citent souvent la découverte du bénévolat. C’était un univers absent de leurs quotidiens effrénés avant leur départ. Ils en avaient souvent une vision caricaturale et négative. Un recrutement avisé peut leur ouvrir durablement des portes nouvelles.

Portrait Alix Carnot

 

Directrice Associée chez Expat Communication - Auteur de Chéri(e) on s'expatrie

 

 

Parce qu'un départ en expatriation ne s'improvise pas, Expat Communication accompagne depuis 2001 chacun des acteurs de la mobilité internationale sous la devise « Together, we care for expats » et propose :

  • Des stages départ : un accompagnement indispensable pour préparer son départ et faciliter son adaptation sur place.
  • Des stages retour : une journée pour les collaborateurs ou pour les conjoints, pour faire le point. Relire son expatriation, avancer sur ses projets de retour et échanger avec d’autres personnes qui sont dans la même situation. Une bulle d’esprit expat avant de plonger dans le bain du retour.
  • Un accompagnement individuel : une coach, ancienne expatriée elle-même, vous aide à élaborer et mettre en œuvre votre projet. Service disponible à Paris ou par skype avant votre retour. Vous n'êtes pas sûr de vous ? Expat Value vous propose 30 minutes pour décider.
  • Le job booster cocoon (Retour à l’emploi après une expatriation ): des groupes d’expatriés, hommes et femmes, boostent leur carrière en s’entraidant pour définir et obtenir le job de leurs rêves. Pour garder l’esprit innovant, débrouillard et solidaire de l’expatriation qui fera rebondir leur carrière. A Paris et à San Francisco.

Laisser un commentaire

Connexion en tant que membre