A propos de l'expatriation Carrière et bénévolat

Bénévolat en expatriation : quid de ma carrière ?

benevolat_en_expatriation_quid_de_ma_carriere_700_364D’un côté, les puristes du bénévolat. Qui peut-être ne comprennent même pas le titre de cet article. Pour eux, le bénévolat est la quintessence du don de soi. L’associer à l’idée de carrière est presque vulgaire.

A l’autre bout du spectre, des workaholics n’ont jamais envisagé de voler une simple heure à leur précieuse carrière car ils sont des gens sérieux, eux, et ils sont débordés.

Entre les deux, des associations cherchant à recruter des bénévoles dans des générations peu familières de ce monde.

Pour permettre à ces univers parallèles de se rencontrer, je vous propose d’explorer les passerelles entre le bénévolat et le monde professionnel. Un rapide aperçu de la conférence organisée par Munich Accueil le 22 octobre prochain.

Voilà qu’arrivent en expatriation des générations pour qui la carrière est un élément central…

benevolat_carriereSelon les familles, les injonctions varient entre :

-« L’essentiel est de mettre de l’argent de côté »
-« Tu seras indépendante et moderne ma fille, tu ne dépendras pas de ton mari »
-« Tu feras fructifier tes talents, et surtout ton diplôme ; une vie réussie passe par une carrière sans accroc ».

Lorsque les personnes élevées dans cet esprit arrivent à l’étranger (autre injonction élémentaire : vivre et travailler « à l’international », c’est une évidence), elles sont confrontées à une difficulté inattendue : il est très compliqué de relancer sa carrière en expatriation.

Ces nouveaux venus ont souvent une vision caricaturale du bénévolat

Le bénévolat est au centre du fonctionnement des communautés expatriées.

FIAFE, UFE, ADFE, Association des parents du lycées … toutes ces structures sont animées et gérées par des bénévoles.

Or parmi les nouveaux venus, nombreux sont ceux qui refusent a priori tout engagement bénévole. Voici quelques-uns des clichés qu’ils peuvent avoir en tête :

-Le bénévolat, c’est pour les vieilles dames oisives, pas pour les jeunes.
-Dans les associations, il n’y a pas de management, rien n’est efficace.
-Je veux faire ce que je veux avec mes amis, pas m’engager.
-Je dois me concentrer sur ma recherche d’emploi.
-Ma hantise : un trou dans mon CV. Je m’y noierais !

Voilà pourquoi de nombreux nouveaux arrivants, pourtant disponibles, fuient l’engagement bénévole.

Et pourtant, le bénévolat, c’est bon pour la carrière

L’enjeu des associations est donc d’arriver à montrer que le bénévolat peut être un facilitateur professionnel.Le_benevolat_est_bon_pour_la_carriere

Or c’est si vrai que nous pouvons démontrer que souvent, il vaut mieux un bon bénévolat qu’un mauvais job.

Voici pour les convaincre quelques-unes des nombreuses façons dont le bénévolat rapproche du travail :

•Le canal de recherche d’emploi le plus efficace à l’étranger est le networking. Or le bénévolat est un accélérateur de réseau.
•Le risque pendant une recherche d’emploi est une obsolescence des compétences. Or le bénévolat est une occasion de se former à de nouveaux rôles en management, communication, lobbying, événementiel, community management…
•Les actions mises en place dans le cadre associatif donnent la possibilité de progresser dans la langue locale et de mieux comprendre la culture de son pays d’accueil.
•La première impression est fondamentale dans un entretien d’embauche. Le bénévolat permet de développer sa confiance en soi et de maintenir une énergie positive.

Mais il y a encore tant d’autres raisons !

BénévolatAttirés par ces motifs « professionnels », si leur association a un fonctionnement harmonieux, ces nouveaux bénévoles découvriront aussi d’autres raisons de s’impliquer : l’épanouissement lié au fait de contribuer à un projet utile, la joie d’appartenir à une équipe solidaire, la liberté qui peut naître de la découverte de la gratuité.
Certains pourront rester bénévoles à temps plein. D’autres souhaiteront poursuivre leur activité associative parallèlement à leur carrière. Quelques-uns ne quitteront l’association mais cette parenthèse aura été pour eux une occasion unique de s’immerger dans une autre réalité.

Alix Carnot, directrice associée d’Expat Communication site éditeur d'Expat Value et auteur du livre « Chéri(e ) on s’expatrie, guide de survie à l’usage des couples expatriés », Eyrolles 2016.

Chéri(e), on s'expatrie !: Guide de survie à l'usage des couples aventuriers.
Eyrolles 2016. 17€. 220 pages.
La mobilité qui semble si simple aujourd'hui est pourtant bien délicate pour les couples. L'objectif de cet ouvrage est de vous donner les clés pour trouver l'équilibre entre votre vie de couple, votre famille et votre carrière.
Drôle et vivant, l'ouvrage fondé sur le vécu de l'auteur, fourmille d'anecdotes, d'exercices pratiques, de quiz, de conseils et d'avis de psy. Il permettra à chaque couple de construire son propre modèle de mobilité internationale.

Zoom sur Expat Communication :

Fondé en 2001, Expat Communication a pour mission de faciliter les transitions des expatriés. Son activité s’articule autour de trois pôles :

  • Intelligence analyse les nouvelles réalités de l’expatriation à travers des études et des publications.
  • Network édite deux sites bien connus des expatriés : femmexpat.com, le magazine de l’expatriation au féminin et expatvalue.com, le site de la carrière en expatriation.
  • Coaching et Formation accompagne les expatriés et leurs familles pour les aider à se préparer à l’expatriation, à résoudre les problèmes liés à la vie dans un pays étranger et à réussir leur retour dans leur pays. Un réseau de coachs aide les conjoints expatriés à réinventer leur carrière. Le Job Booster Cocoon est un programme collectif pour les conjoints expatriés qui permet de retrouver sa voie professionnelle au retour en France.

Plus d’informations sur www.expatcommunication.com

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