A propos de l'expatriation Au retour Expat et Carrière

Retour d’expat, la galère pro est-elle inévitable ?

Retour_dexpat_la_galere_pro_760px_520pxAvec son expérience en RH, en mobilité internationale et en gestion de carrière, Alix Carnot, directrice associée d'Expat Communication, répond à vos questions sur les carrières des expatriés et de leurs conjoints. Aujourd'hui les questions se portent sur le retour au siège.

La question de Clara :

Je reviens de 4 ans au Canada. Mon ami trouve le siège trop politique, et moi, je rame pour retrouver un travail. Y aurait-il un moyen pour faciliter cette période ?

La réponse d’Alix :

Chère Clara, nous avons beaucoup de témoignages semblables au vôtre.
Le retour au pays n’est pas facile, c’est pour beaucoup une déception importante et inattendue. Pour vous aider, voici 3 causes que j’ai trouvées à ce phénomène, 3 observations et 3 propositions.

Pourquoi le retour d'expatriation, côté pro, est-il si difficile ?

1- Parce que le marché est en crise. Avec un taux de chômage très élevé en France et  dans beaucoup d'autres de pays, forcément, la concurrence est rude et personne ne vous attend. Votre voisin qui n’a pas bougé galère lui aussi !

2- Vos aspirations ne sont pas forcément en phase avec le marché. Vous avez changé, votre pays aussi. Êtes-vous bien au clair sur ce que vous voulez faire (c’est souvent un peu flou) et sur le marché local ? Souvent, les expatriés de retour forcent pour retourner dans leurs vieux habits, et ça craque aux entournures.

3- En partant, vous êtes devenue une étrangère. Or les sentiments vis-à-vis de ceux qui viennent d’ailleurs sont très ambigus. Fascination-rejet, intérêt-incompréhension, indifférence-jalousie. En entretien, beaucoup entendent un message qui ressemble à « c’est formidable d’être parti, mais pourquoi n’êtes-vous pas comme tout le monde ? Vous ne rentrez pas dans nos cases. » Il va falloir jouer fin !

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Il y en a aussi pour qui le retour se passe très bien. Au-delà du facteur chance, voici ce que j’ai pu observer chez eux. Qui n’est pas toujours facile à mettre en pratique.

  • Ils sont pragmatiques. Arrivés sans idées préconçues, ils considèrent le retour comme une nouvelle expatriation. Facile à dire, mais compliqué à mettre en pratique car on parle de « chez-nous » c’est-à-dire d’un lien viscéral, fait de passion et d’émotion.
  • Ils prennent leur temps pour laisser se décanter leurs sentiments, pour faire le point de leur expatriation, pour élaborer un projet. Mais quid si on n’a pas de temps, ou si on est englué dans le flou ?
  • Ils savent communiquer sur leur expatriation de façon à créer un lien avec leur interlocuteur sédentaire. Mais comment font-ils ?

Pour ceux qui sont plus passionnés, impatients et fonceurs, voici trois propositions.

  • Garder un pied dans l’expatriation. Pour ne pas fermer trop violemment la porte de l’aventure. Continuer à voir d’anciens expatriés et des étrangers permet de respirer, de se ressourcer et de mieux comprendre sa différence. Où est votre cocon réparateur ?
  • Apprendre à valoriser son parcours. L’Europe est en crise, or les expatriés peuvent lui apporter l’esprit d’innovation et d’audace qui lui fait parfois défaut. Pour vous y aider, relisez tous les articles sur les parcours d’expatriées (Portraits d'expats entrepreneurs, salariés, bénévoles) . La rédaction d’un carnet de vos réalisations personnelles et professionnelles peut aussi vous renforcer.
  • Observer le terrain et identifier des personnes qui vous inspirent. La crise est aussi une mutation. Pour qui prend le temps d’observer, il y a une éclosion magnifique de start-up, d’entreprises sociales et solidaires, de projets innovants qui pourraient correspondre à ce que vous êtes devenue en expatriation. Pour les détecter, rien de tel que le travail d’équipe.

Voilà quelques clés pour vous aider à transformer ce moment critique en une magnifique opportunité. Un seul conseil, mais clair et catégorique : ne restez pas seule. Et puis… tenez nous au courant des progrès de vos projets.

Bon vent à vous !

 

Portrait Alix Carnot

 

 

Directrice Associée chez Expat Communication - Auteur de Chéri(e) on s'expatrie

Pour faciliter votre retour, notre équipe a mis au point trois services :

  • Le stage retour. Une journée pour les collaborateurs ou pour les conjoints, pour faire le point, relire son expatriation, avancer sur ses projets de retour et échanger avec d’autres personnes qui sont dans la même situation. Une bulle d’esprit expat avant de plonger dans le bain du retour.
  • Accompagnement personnalisé pour un retour à l’emploi. Une coach, ancienne expatriée elle-même, vous aide à élaborer et mettre en œuvre votre projet. Service disponible à Paris ou par skype avant votre retour.
  • Le job booster cocoon : des groupes d’expatriés, hommes et femmes, boostent leur carrière en s’entraidant pour définir et obtenir le job de leurs rêves. Pour garder l’esprit innovant, débrouillard et solidaire de l’expatriation qui fera rebondir leur carrière. A Paris seulement pour l’instant.

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